Dépistage en ligne du syndrome d’apnée du sommeil (SAS) : données de plus
30 000 patients en France

[1] A. Verdian, [2] A. Sabil, [3] R. Ohannessian, [4] M. Patout, [5] J.A. Micoulaud-Franchi
[1] SleepDoctor, Clichy ; [2] Cloud Sleep Lab, Paris ; [3] Télémedecine 360, Paris ; [4] CHU Pitié-Salpêtrière, Service des Pathologies du Sommeil, Paris ; [5] Service Universitaire de Médecine du Sommeil (SUMS) / SANPSY CNRS UMR 6033, Bordeaux

Introduction

L’utilisation d’un questionnaire en ligne de dépistage du SAS, suivi si nécessaire d’une téléconsultation (TC), pourrait permettre de mieux cibler les patients à enregistrer en polygraphie ventilatoire (PV).

L’objectif de l’étude est de décrire le public accédant à cette plateforme et sa pertinence pour dépister le SAS.

Objectifs

SleepDoctor est une plateforme digitale dédiée aux troubles du sommeil accessible à tous, dont le parcours de soins commence par un questionnaire de Berlin orientant vers une TC lorsque ≥2 et des PV prescrites si besoin.

Methodes

Figure 1. Nouveau parcours patient proposé par la plateforme SleepDoctor

Resultats

Nous avons extrait les données de 34 718 patients ayant répondu au questionnaire entre le 01/07/2022 et le 27/04/2023.

Les résultats du dépistage par le score de Berlin ont été comparés aux résultats de la PV.

13 733 patients avaient un risque faible de SAS (Berlin<2), et 20 985 un risque élevé (Berlin≥2). Âge moyen de 44±14 ans, 63% de femmes.
Sujets avec Berlin≥2 :
  • 704 TC et 436 PV
  • IAH = 23,0±21,6 ;
  • âge = 42,7±12,1 ans ;
  • IMC = 29,7±6,5 kg/m2 ;
  • 41,1% de femmes
Sujets avec Berlin≥2 :
  • 72 TC et 34 PV
  • AH = 13,0±13,2 ;
  • âge = 37,9±10,9 ans ;
  • IMC = 24,3±3,4 kg/m2 ;
  • 29,4% de femmes
81% des patients présentaient un IAH≥5 et 53% un IAH≥15.

Les valeurs prédictives positives et négatives du score de Berlin étaient :
  • 82% et 38% pour un IAH≥5
  • 55% et 65% pour un IAH≥15
  • 31% et 85% pour un IAH≥30

Conclusions

La plateforme est un outil pertinent pour initier le dépistage du SAS et pourrait permettre d’améliorer l’accès au diagnostic dans les populations familières à l’utilisation des outils numériques.

Ceci sous réserve d’un engagement faible notamment chez les femmes utilisatrices de la plateforme.
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