Quelle est la meilleure position pour dormir ?

07.03.2023
Auteur du texte
L'équipe SleepDoctor
Révisé par le Docteur
Article vérifié
Notre équipe éditoriale, ainsi que nos experts médicaux étudient chaque article avec soin, pour s’assurer de la précision des informations et de la fiabilité des sources
Contenu à jour
Nous vérifions que le contenu de nos articles est en phase avec la littérature scientifique ainsi qu’avec les dernières recommandations des experts
Pour que le corps récupère pleinement pendant la nuit, encore convient-il que le dormeur adopte une position confortable pendant ses longues heures de sommeil.

En fœtus, en chien de fusil, sur le dos, en croix, à plat ventre… la position du dormeur n’est pas neutre pour sa santé. Entre les besoins vitaux de la respiration et la préservation du squelette, toutes les positions du corps ne se valent pas, surtout quand il s’agit d’y passer un quart de siècle – d’après les spécialistes, nous passons entre 25 et 27 ans de notre vie à dormir.

Dormir sur le dos : une position discutable

Dormir sur le dos, les bras le long du corps ou façon étoile de mer, est le signe d’un total lâcher-prise. La position est bonne pour le squelette puisque la colonne vertébrale est alignée. Elle favorise la circulation sanguine et la détente musculaire. Certains étendront leurs bras au-dessus de la tête : attention à la pression sur les épaules qui peut entraîner des tendinites.
Niveau respiration, c’est plus compliqué. Si la cage thoracique est bien ouverte à plat dos, cette position favorise en revanche l'apnée du sommeil (SAHOS). Pourquoi ? Parce que la gorge s’affaisse – la langue, la luette et le palais sont attirés vers le bas. Résultat : les voies respiratoires sont obstruées et l’air passe moins bien. Certaines personnes ne sont sujettes à l’apnée du sommeil qu’en position dorsale, on parle alors de syndrome d’apnées obstructives du sommeil positionnel exclusif.

Dormir sur le ventre : la position à bannir

À plat ventre, la tête sur le côté ? C’est la pire des positions à tous points de vue. Mauvaise pour le squelette, elle sollicite les cervicales et les épaules, et crée des tensions sur la nuque – coucou les torticolis ! Pas mieux pour le dos qui se creuse, ce qui fait pression sur les lombaires, ni pour les mâchoires qui se serrent, ce qui peut faire grincer des dents (un supplice pour votre partenaire de couche, une aubaine pour votre dentiste). Elle est même néfaste pour la respiration : la cage thoracique est comprimée, la gorge et la trachée sont mises en tension. Vous l’avez compris : une position à proscrire en général et encore plus aux personnes souffrant de trouble respiratoire durant le sommeil (apnée, hypopnée).
Vous souffrez peut-être d’apnée du sommeil
Test gratuit (3 minutes environ) et consultation remboursée

Dormir sur le côté : la bonne position, à condition d’être incliné

Rassurante par excellence, la position sur le côté ou en fœtus, c’est-à-dire les jambes repliées et remontées vers la poitrine, semble être la meilleure à condition d’en changer régulièrement pour éviter des douleurs dans le dos et la nuque. Cette position est appréciée par les femmes enceintes dont les organes (poumons, intestin, vessie…) ne sont ainsi pas comprimés par le poids du bébé.
Surtout, cette position est la plus adaptée aux personnes qui souffrent de SAHOS positionnel, à la condition indispensable d’être incliné au moins à 45 degrés. Pour les autres formes de SAHOS, cette position ne peut apporter qu’un léger soulagement : il conviendra d’aller plus loin que cette thérapie positionnelle.

Ce qu’il faut retenir :
  • Dormir sur le ventre est la pire des positions, tant pour le squelette que pour la respiration.
  • Dormir sur le dos est bon pour le squelette mais favorise le syndrome d’apnée du sommeil.
  • Dormir sur le côté, le haut du buste incliné, est la meilleure des positions pour les personnes souffrant du syndrome d’apnée du sommeil.
Inscrivez-vous à notre newsletter et dormez bien
Recevez une fois par semaine des articles utiles sur le sommeil revus par des médecins
Dr Thierry CASTERA, rédacteur médical